Linda Perhacs fait parti de ces artistes qui n'ont fait qu'un album, un bref passage dans l'histoire de la musique, mais un passage remarqué. Aujourd'hui plus personne, ou presque, ne connait cette femme. Four Tet avait mis une de ses chansons sur son Late Night Tales (série de compilations sélectionnées par des artistes) et c'est comme ça que j'ai découvert. Parallelograms est le nom de cet album. Il est comme une aiguille dans une botte de foin, exceptionnel et invisible. Sorti en 1970 sur le label américain Kapp, ce disque plaira sans doute aux amateurs de musiques obscures. L'orchestration est simple, une guitare sèche, la voix de Linda quelques percus (très rares),un ou deux bidouillages sonores par ci par là et c'est à peu près tout ! A noter tout de même la présence d'un saxophone sur Morning Color. L'exception de Parallelograms vient sortout de la voix et des mélodies. Linda caresse l'auditeur de sa voix tout au long du disque, pas de vibrato, jamais de monté en force, tout dans la simplicité. Linda Perhacs mériterait d'être mise au niveau des plus grands. En tout cas si vous êtes mélomane ne réfléchissez plus et cliquez pour écouter Parallelograms, un nouvel univers sonore s'ouvrira à vous.

